Interviews 2010

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Message  Lysana le Mar 5 Oct - 23:29

Je commence doucement ma quête (oui oui, ma quête).
Ce sera certainement pas dans l'ordre & je m'en excuse à l'avance.

Interview donnée le 30 janvier 2010, les MJ jouaient à la Médoquine (Bordeaux) avec les Artic Monkeys & Two Door Cinema Club.



Parlez nous de votre dernier album “Twenty One”. Ça sonné très 80’s …
Kapil : Tu trouves vraiment que ça sonne 80’s ?

Vous utilisez beaucoup de claviers !
Kapil : Les claviers existaient déjà dans les années 60/70.
William : On a grandi dans les années 80. On devait avoir 6/7 ans au début des années 90 et on écoutait les trucs qui passaient à la radio. C’est vrai que certaines
de nos chansons sont très inspirées par ce son mais dans “Twenty One” les paroles jouent un rôle très important. D’un point de vue uniquement instrumental tu ne peux pas
comparer une chanson comme “Hideway” avec “Flakes” parce qu’on utilise beaucoup plus d’électro.”Flakes” ressemble plus à une sorte de ballet avec de la reverb’. Notre album
“Twenty One” c’est un peu l’âge intermédiaire entre l’enfance et l’âge adulte.

Justement tu parles d’adolescence. Beaucoup de vos chansons parlent d’amour comme “Two Doors Down” ; c’est un sujet plutôt adolescent et vous paraissez si matures !
William : Ça l’est lorsque c’est innocent ; les gens tombent amoureux quand ils sont adolescents. Mais regarde Nick Cave ; il écrit des chansons d’amour et il doit avoir près de
50 ans. Je pense que l’amour est un sujet qui traverse les âges mais je comprends ta question, le décalage entre notre musique et ce que ne sommes.
Kapil : On paraît plus vieux que notre musique ! C’est parce qu’on passe beaucoup de temps sur la route et ça nous rend plus vieux (rires).

Comment avez vous rencontré les Arctic Monkeys ?
William : On faisait partie du NME Tour lorsque l’on a sorti notre premier album. Il y avait Were Are Scientist, Arctic Monkeys et nous.

Blaine, pourquoi ton père joue dans le groupe ?
Blaine : Il ne joue plus avec nous maintenant. Il a commencé le groupe avec nous lorsqu’on était très jeunes. Il a écrit des chansons pour nous et il continue à écrire encore.
Alors pourquoi ? Je ne sais pas vraiment ! Pourquoi pas après tout ?

Que cherchez vous à faire avec votre musique ?
Kapil : Je ne sais pas… jouer en live.
William : Je pense que le principal, c’est d’apprécier la musique et comme tout ce que tu apprécies, tu veux continuer à le faire. On est très chanceux. C’est quand même satisfaisant
d’écrire une chanson. Comme dans la peinture ou la photographie, si le résultat est bon, tu n’en seras que plus satisfait.

“Je fais l’amour à ma grosse caisse.” (Kapil Trivedi)


Avez vous un modèle, quelqu’un que vous considérez un peu comme un guide?
William : Barack Obama (rires) ! Il me semble qu’il pense ce qu’il dit. Il n’a pas l’air idiot ou menteur. Je ne suis pas vraiment engagé en politique mais quelqu’un comme Barack
Obama peut faire que je m’intéresse à la politique.

Si vous aviez à choisir entre une vie sans sexe ou une vie sans musique, que choisiriez vous ?
Kapil : Les deux.
William : On fait les deux en même temps.
Kapil (mimant) : Ouais à ma batterie. Je fais l’amour à ma grosse caisse.
William : L’un entraine l’autre, c’est comme un cercle. Les mecs qui font de la musique ont de la chance ; Dieu merci je suis dans un groupe ! Les gens doivent savoir que je suis
dans un bon groupe pour qu’ils puissent coucher avec moi ; si tout marche bien on peut même serrer avec “Young Love” (rires) ! En fait c’est un cercle ; si tu m’enlèves l’un,
là je suis baisé !

Quels sont vos projets avec le groupe ou vos projets parallèles ?
William : Je m’occupe d’un projet de DJ set. En fait j’adore collectionner les disques. J’aimerais bien faire un album de dance un jour, peut être dans 4/5 ans. Un peu comme Mystery Jets
mais sur lequel on pourrait vraiment danser.
Avec Mystery Jets, on va sortir notre quatrième album et il produit par Chris Thomas. Il doit avoir 6O ans, il a joué avec les Beatles, il a arrangé Dark Side Of The Moon, il a produit les
Sex Pistols, bref, il s’y connaît en rock’n'roll.
Kapil : Il a une énergie très jeune, c’est très impressionnant.

Quelle est la question que vous détestez et qu’on vous pose tout le temps ?
William : Les questions qui concernent un nouvel album ; quand les gens le comparent aux anciens et qu’ils nous demandent s’il y a une transition.

Un dernier mot pour la fin ?
Kapil : Foie gras !

Source : Le Blouson Noir


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Re: Interviews 2010

Message  Lysana le Mar 5 Oct - 23:48

Les MJ au Offset Festival (Londres), le 1 octobre 2010.




How has the festival season been this year? I know it's been pretty busy with the likes of Glastonbury, and Reading and Leeds amongst others?
Will : It's been great. I feel like we're seeing the same people everywhere. Like here today, I feel like I've seen everyone before.
Blaine : ...Or like versions of everyone.
Will : Yeah, It's just been so cool- so much fun.

What's been your best festival experience this year?
Blaine : Reading was special for us. We've played it before but not on the main stage there. We've played main stages before too but never at Reading. They booked
us before a lot of the other festivals too, which was nice. A lot of people think Reading is just for rock, and I mean RAWK! as in R A W K. But they came and approached us
so it was really cool.
Will : We played in the middle of the day too, which can sometimes be hard but a good crowd turned up. Glastonbury was spectacular too. We were only playing in some
little dusty tent somewhere but the whole Glasto experience this year was magical. I mean Glastonbury is always amazing but there was just something special in the air this year.

I know! Everyone's saying that. It was my favourite thing that I've experienced ever.
Will : Yeah, exactly! High-five!
(eFests hi-fives Will)
Blaine: Wow, fave experience ever. That's impressive!

Blaine's dad Henry has had a massive part to play with the Jets. Is he still actively involved with you guys?
Blaine: Yeah, he's here tonight...
Will: He comes for the women and the booze.
Blaine: Yep, he's here for the ladies and the wild life.
Will: He basically comes for a good time.
Blaine: Yeah, I'm not sure how I should feel about that!.. People always ask where my dad is and if he's still part of it, and it's sad because he is a really big part of us and
where we are today – it all came from him.

You guys come from Eel Pie Island. For someone who's never been, sell it to me.
Blaine: Well it's in Twickenham, which is actually a great place for music. A lot of people forget that The Who and a lot of other great bands originated in West London and
Eel Pie Island has been really good to us – we used it to get our band out there and it's a big part of where we are today.

You hosted illegal parties in your younger days. Tell us a bit more about that.
Will: We basically used to do it wherever we could – we started out with these caravans and it would be all soggy with underage 15 year olds smoking their first fag and drinking
their first beers.
Blaine: Then we used to have a line-up of about 8 or 10 bands on the bill to play our parties.
Will: Then Henry built this garage we could all practise in and we realised that we could actually take what we were doing somewhere. We could take something that we enjoyed
to the next level.

Kapil was the last to join the band. Did you make him work to gain his status?
Blaine: Yeah, we made Kaps go through an initiation period.
Will: He went through all sorts – we made him swim through shit in the Thames...
Blaine: He had to smoke a full pack of fags in 10 minutes... and we made him play Santeria by Sublime over and over...
Will: Pete was on holiday so we had him on the phone listening in.

Wow. Pretty hardcore initiation then?
Will: Yeah, but we all went through similar stuff.

What does the future hold for The Mystery Jets?
Will: It would be great to play at Wembley one day of course but if we could just carry on doing this... I mean the last few years have been incredible for us – every year in the
last 5 has just got better for us so the commercial side of wanting to be successful comes second. Just being able to do what we're doing at the moment and having fun is first and it's great.


Source : efestival.com


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Re: Interviews 2010

Message  Lysana le Mar 5 Oct - 23:55

BBC 6 Music (Glastonbury). Aucune date exacte. Mais la vidéo a été postée le 26 juin 2010.


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Re: Interviews 2010

Message  Lysana le Mar 5 Oct - 23:59

Pas d'interview, mais un site sympa, avec plusieurs petits articles sur les news des MJ :

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Re: Interviews 2010

Message  Lysana le Mer 6 Oct - 0:02

Postée le 18 mai 2010.



How is 'Serotonin' different to your previous album, 'Twenty One?'
Lyrically, it's more abstract. Whereas on 'Twenty One' you've got songs that were very autobiographical, where the singer is always the protagonist, with this record the songs
are personal but the feelings are expressed through invented characters or invented situations.
For example, we've got this song called 'Lorna Doone,' named after the novel. Essentially it's a love song but it's told through this cryptic 'Lorna Doone' narrative. That's an example
of what we're doing lyrically now, which is expressing our feelings in more abstract ways. It's basically less autobiographical.

Do you regard 'Serotonin' as marking a new maturity for the band?
Yeah. I think it's a record which is quintessentially Mystery Jets. It doesn't really reference any sound too strongly in the way that maybe the first and second records do. I think it has
been a kind of coming of age for us, but hopefully I'll be able to say that about every record we make.

How did you come to record with such an illustrious producer as Chris Thomas?
His son, Mike, is a big Mystery Jets fan and he put us in touch with him. Chris hadn't produced a record for a few years and was keeping quiet. Then Mike took him along to a gig we did at
Shepherd's Bush Empire and he really enjoyed it, and the relationship grew from there.

What was he like in the studio?
He's great. He's not very hands-on, he's not technical and doesn't know too much about gadgets and devices. He's much more of a listener and his greatest skill is his ear. He's only got one ear
that actually works, the other one's deaf, so he sits listening to the speakers with his one ear. His approach is really simplistic. He's a lot of fun as well, he's a lovely chap.

In the past you've acknowledged your debt to Syd Barrett. After three albums, does his music still have a bearing on your songwriting?
No, it doesn't. Syd Barrett was someone we fell in love with when we were growing up, when we were 17 or 18 and first put the band together. I'll always be a fan of him but in terms of how we
write our songs, he's not really at the forefront of our minds now.

How did you come to sign with Rough Trade?
They've always been interested in us, they wanted to sign us for both our previous albums. When we came out of the deal with 679 after the second record, Rough Trade were still there and
still interested. We thought if these people are going to be there for us like that, then these are the right people for us to be working with.

Finally, what's the situation with 'Serotonin' and the USA, will it get a release there?
It's going to be released in America but not at the same time as in Britain. When that will be I don't know. But we all feel very drawn to America, there's even talk of doing the next record out
there. We've all spent too much time in London and want to spread our wings a little.


Source : spinner.com
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Re: Interviews 2010

Message  MathildeEdith le Mer 6 Oct - 13:20

Lysana épouse moi adoration

Vraiment de très bonnes interviews, surtout la dernière très interessante ! Si des gens ont besoin de la traduction qu'ils préviennent ;)
Kapil est vraiment débile en interview :) FOIE GRAS ! Parcontre je trouve que ce que dit Blaine à propos de son père est très interessant Je suis tellement déçue d'avoir loupé Reading ...
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Re: Interviews 2010

Message  Lysana le Mer 6 Oct - 15:16

Ahah ! Okay ! censored

Je continue d'en chercher. J'ai trouvé aussi plusieurs articles assez intéressants, certains avec des extraits d'interviews.
Je posterai juste les liens ;)

Pour continuer.. : Mystery Jets à Stockoholm, le 27 September 2010.



You just came back from North-America, how was the experience touring there?
It was an amazing experience. Actually it was a little stressful since we were already in Canada but our visa for the United States were not arranged yet. So we were scared that our shows in L.A. and New York had to be cancelled because of that.
We had a great time in Toronto (Canada). We had four days to hang around and we met some really cool people.
Touring outside of the UK is great anyway because everywhere outside the UK the food is always better.

How did you guys get started?
It happened in stages, we started when we were young with William, Blaine and Henry. When we were 15/16 Kai (Fish) and Kapil (Trivedi) joined us and then we formed a more serious band. We were complete. Since then we have been growing for ten years now.
Best moment until now in your carreers?
Phew… the best moment until now… well, Glastonbury 2008 was great. This was a moment where we felt like everything came together.

So what are your dreams or goals for the future?
To basically take the same feeling as we had at Glastonbury and relive that all around the world, and in the USA, South-America, Europe… just to get that same feeling.

So, what were your examples or heroes?
There are so many people who influenced us, David Bowie of course, King Crimson is great as well. But we all listen to different music and this all comes together when we are writing our songs. This is why there is not really a “Mystery Jets” sound.
Modern favorites are J. Dilla ( a hip-hop producer), Beach House has some “new wave vibe” going on, Robert Wiatt just keeps on producing good tracks so he is also one of our “modern” favorites. Nick Cave… and we have been touring with an upcoming band from the UK called Tribes (MySpace), we have been listening to their music lately a lot!

What are your plans?
First we are going to tour around Europe, Germany, Italy and after that a tour around the UK. And we will be playing in Australia and New Zealand (Rhythm and Vines festival link) and we will be there at New Years Eve. So we’re excited about celebrating NYE when it is warm. Although last time we were there with NYE it was a little bit clouded.

Source : frontstagemusic.net



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Re: Interviews 2010

Message  Opellier le Mer 6 Oct - 20:13

MYSTERY JETS
INTERVIEW
29JANVIER2010
RENNES, LIBERTÉ

STAGE INVASION : Pourquoi avoir choisi le nom Mystery Jets ?
WILLIAM : On est en quelque sorte arrivé à ce nom, car Blaine (le chanteur, ndlr) avait cet avion en jouet, qui volait partout dans sa chambre quand il était plus jeune. L’avion atterrissait toujours sur son lit, et il y avait un message dans le cockpit qu’on n’arrivait pas à lire. On s’ennuyait à force de jouer avec cet avion, alors on a interprété le message comme « bougez-vous et montez un groupe » !


// Votre troisième album devrait bientôt sortir. Pouvez-vous nous en dire plus ? Avez-vous retravaillé avec Erol Alkan pour la production cette fois ?
WILLIAM : L’album sortira probablement mi-mai. Il est entièrement fini, mixé, tout est en ordre, mais la seule chose qui manque c’est un titre en guise de premier single, ce qui est une chose importante quant tu sors un album. Donc jusqu’à ce qu’on l’ait, impossible de sortir le nouvel opus. Nous n’avons pas travaillé avec Erol Alkan cette fois-ci, non, le producteur est Chris Thomas.

KAPIL : Il a fait beaucoup de choses avec beaucoup de monde. Il a été le producteur des Pretenders, il a travaillé un temps avec Pulp. C’est lui qui a produit Nevermind The Bollocks des Sex Pistols... Bref, c’est un bon producteur.

// Oui, il y a cette sorte de mixtape de lui sur votre myspace.
WILLIAM : Exactement. Vous connaissez la chanson Stay ? Par les Shakespears Sister ? Cette espèce de chanson très mielleuse, assez horrible... Bon, eh bien c’était aussi lui. Mais t’as raison Kapil, concentrons-nous sur les bonnes choses !


// Vous avez fait un featuring avec Laura Marling sur la chanson Young Love, du dernier album. Comment l’avez-vous rencontrée et comment avez-vous été amenés à travailler ensemble ?
KAPIL : On la connaissait déjà un peu. William était un peu amoureux d’elle en fait, donc on a pensé que le seul moyen de l’approcher était de travailler avec elle ! C’est pour ça qu’on l’a fait. Il souriait sans arrêt dans le studio quand Laura était là pour enregistrer la chanson...

WILLIAM : Oh s’il te plait ! Bon, oui, c’est vrai, mais il ne s’est rien passé de toute façon.... personne n’a réussi à avoir son numéro ! Mais elle est géniale. On était content de travailler avec elle parce qu’elle est un songwritter incroyable.


// Qui est la fille qui vit two dors down ?
KAPIL : Vous connaissez le groupe The Like, de Los Angeles ? On est assez bons amis avec elles. Quand on tournait aux Etats-Unis, elles étaient là pour nous faire sortir et nous montrer les bon plans, un peu comme des sœurs, elles prenaient soin de nous somme toute.

WILLIAM : La chanson Two Doors Down n’est pas à propos de quelqu’un en particulier.

KAPIL : Mais si elle devait l’être, alors elle serait pour Tennessee, la batteuse. Elle est adorable.


// Vous avez joué à Grenoble il y a deux jours, et vous avez cru que la ville avait été détruite par une énorme bombe nucléaire. Comment êtes-vous arrivés à cette idée improbable ?!
WILLIAM : Oh mon dieu, comment vous savez ça ?! Oui... en fait on a confondu avec Tchernobyl... qui est quelque part en Russie !

// Oui, en Ukraine.
WILLIAM : Oui, eh bien j’avais mal compris le nom « Grenoble ». J’ai honte !


// Quels groupes écoutez-vous en ce moment ?
WILLIAM : J’aime bien le dernier album de Jay-Z, The Blueprint 3. Et il y a l’album de The xx aussi, évidemment. Les derniers titres de Yeasayer sont également très bien. Et puis il y a ce groupe, Memory Tapes. Un autre groupe que j’adore : Neon Indian, c’est génial.

KAPIL : Je suis accro au dernier album des Horrors en ce moment.

WILLIAM : Oh, et vous connaissez un groupe qui s’appelle Music Go Music ? Ils sonnent comme Blondie, leurs chansons sont incroyables, surtout une qui s’appelle Light Of Love, vous devriez écouter ça.


// Et à l’inverse, quel est le groupe que vous détestez ?
WILLIAM : Le pire ? Owl City. Leur single vient d’être classé n°1 aux Etats-Unis. Ils sont à chier ! On dirait The Postal Service, mais en très mauvais – parce que j’aime The Postal Service. Je ne sais pas comment ils ont pu devenir n°1.


// Quel est votre plus gros vice ?
WILLIAM : Oula, mon plus gros vice... J’en sais rien. Quel est ton plus gros vice, Kapil ?

KAPIL : Euh...l’alcool ? Sex, drugs, and... (rires). Disons les substances pas encore légalisées et la vodka.

WILLIAM : Non, je sais ce qu’est ton vice. Il est végétarien, et il vient juste de commencer à manger de la viande.

KAPIL : C’est vrai. J’ai été végétarien pendant 25 ans, et maintenant je mange de la viande et du poisson.

WILLIAM : Mais un « vice », ça implique que c’est forcément mauvais ? Avant, je fumais, et j’ai réussi à arrêter, ce qui n’est pas une chose facile quand tu es sans arrêt dans un environnement fumeur. C’est vraiment horrible.

KAPIL : Ne pas fumer d’herbe, c’est très dur.

WILLIAM : Et vous ? Quels sont vos plus gros vices ?

// On n’est pas censé répondre à nos propres questions ! (rires) Bon, disons la cigarettes… et l’alcool.

WILLIAM : Et les filles canons, et les mecs canons, hein ? Allez dites-le, on le sait !

// (Guillaume) Non, non ! J’ai dit l’alcool ! J’ai une copine, je suis un mec sérieux.

KAPIL : (avec ironie) Pareil !


// Quelle est la chose la plus stupide que vous ayez faite ?
KAPIL : On était à Ibiza quand on s’est mis en tête d’escalader un énorme rocher, puis d’en sauter, directement dans la mer. Mais il y avait d’énormes vagues qui venaient s’écraser contre les rochers. Je suis un très mauvais nageur… Les vagues sont arrivées, j’ai cru que j’étais mort. J’ai attendu que Pamela Anderson vienne me sauver...

WILLIAM : Mais elle n’est jamais venue ! C’est une très bonne question mais aussi très difficile... Ce n’est pas la chose la plus stupide que j’ai faite, mais la dernière ; je me suis fait frapper l’autre jour par un putain de skinhead, à Londres. Je ne faisais rien en plus, j’étais juste en train de parler à une fille... mais c’était apparemment sa copine. Enfin, c’est une amie à moi en plus. Bref, le mec était du genre à se la raconter, rouler des mécaniques, tout ça, il m’a dit « va te faire foutre », j’ai répondu non...et bim. Mais c’était plutôt la chose la plus stupide qu’il ait faite, pas moi puisque je n’ai rien fait !


// Est-ce que les stage invasions vous dérangent ?
WILLIAM : Non, moi ça me fait plutôt marrer. Mais Kapil déteste ça !

KAPIL : Ouais, et je crois que c’est pour ça que j’aime les grandes salles comme ce soir : il y a un espace entre la scène et le public, alors personne ne peut monter sur scène ! (rires)


// Vous pouvez nous trouver un titre à cette interview ?
WILLIAM : Vous posez des questions pour lesquelles on a besoin d’utiliser notre cerveau !

KAPIL : (rires) Ouais, je ne suis pas habitué à ça !

// Ça peut faire un bon titre.

WILLIAM : Ouais : « branche ton cerveau ».

UNE ROADIE : Mystery Brain... (rires)

WILLIAM : Comment vous l’intituleriez, vous ?

// On en a strictement aucune idée, c’est pour ça qu’on demande toujours aux groupes. Et puis on a posé la question en premier !

KAPIL : Vous vous appelez comment déjà ?

// Marion et Guillaume.

WILLIAM : Alors... « Marion et Guillaume interviewés par les Mystery Jets »...
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Re: Interviews 2010

Message  MathildeEdith le Sam 9 Oct - 7:36

Vraiment enorme ces interviews, je me demandais depuis longtemps pourquoi ils avaient choisi le nom de mystery jets :)
Et la deuxieme interview est vraiment très drole, jadore la petite reférence à grenoble x')
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Re: Interviews 2010

Message  MathildeEdith le Jeu 28 Oct - 21:25

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Re: Interviews 2010

Message  Opellier le Mer 3 Nov - 23:28

Je viens juste de trouver cette interview, c'était a Bordeaux je pense. En tous cas c'est très drôle! hahah!!

Les Mystery Jets sont de ces groupes qu'on aime avec tendresse. Et les interviewer ne fait que renforcer nos sentiments. Nous leur offrons une bouteille de Bordeaux, ils sont navrés de n'avoir que des Smarties à nous donner. Ils passent trois quarts d'heure avec nous alors que seulement 20 minutes nous étaient accordées. Ils sourient tout le temps. Kai n'est pas là et Blaine s'excuse en français, il n'a plus de voix, "J'ai un rhume", et reste dans les loges, se retournant pour nous regarder en souriant de temps à autre. Kapil mange une salade, et avec William, ils forment une sacrée paire de bavards. Cela permet d'apprendre par exemple qu'ils considèrent leur premier album comme de la merde, que Blaine voulait être astronaute, que Kapil a pleuré à la fin d'Armageddon, que leur prochain disque sera plus rock, qu'un Patrick Wolf ivre a envahit la scène lors d'un de leurs concerts, et qu'ils aimeraient bien tourner en France avec les Maccabees.

TEA : Alors, heureux à l’idée de jouer en France ?
William (guitare, chant) : Oui ! On aime la France. On a passé beaucoup de temps en Dordogne. La mère de Blaine vit là-bas. En fait on est un peu un Dordogne band.

C’est vrai que vous avez confondu Grenoble et Tchernobyl ? (cf cet article)
W : Euh... En fait je savais pas que Tchernobyl était Tchernobyl, je savais juste qu’il y avait un truc nucléaire qui s’était passé. (rires) Et quand j’ai vu le nom Grenoble, j'ai pensé Tchernobyl...
En France, on ne prononce pas du tout de la même façon "Grenoble" et "Tchernobyl", donc on trouve ça drôle que vous ayez confondu...
W : Ah d’accord, c’est complètement différent. Enfin peut être pas complètement... Mais en anglais, ça se ressemble assez...

Comment vous êtes vous rencontrés ? Will et Blaine, vous vous connaissiez depuis longtemps non ?
W : Ouais, depuis 1992, on était assez jeunes. Le père de Blaine nous a fait faire de la musique assez tôt. Et puis on a rencontré Kai vers 14-15 ans, et peu après, ça... (il désigne Kapil assis à côté de lui) On est un groupe qui se connait depuis des années.

Vous écrivez un blog, c’est important pour vous ?
Kapil (batterie): Comme Bon Jovi !
W : Bon Jovi a un chouette blog !
K : Vraiment ?
W : Bloguer c’est, je ne sais pas... Un moyen sympa d’échanger des choses, comme Tchernobyl par exemple.
Et l’article sur la merde d’oiseau aussi...
W : La merde d’oiseau ? Oh ouais... En fait, c’est juste bête, pour s’amuser. Ce sont des choses qui arrivent dans la vie, ça peut être la musique aussi, les endroits où nous allons... C’est pour dire où nous sommes et ce que nous faisons. Il y a des blogs qui ne parlent que de musique. Moi je pense que le reste compte aussi. Comme les merdes d’oiseaux par exemple.

Et votre prochain album, ça va être L’Album de l’année ?
K : Ouais !
W : Je ne sais pas. Nous on l’aime. On a beaucoup bossé dessus. On aimerait que les gens l’aiment. Mais les ventes de disques, tout ça, c’est complexe. Vous connaissez the XX ? Tout le monde a adoré leur album, qui est très bien. Alors qu’au début personne n’avait beaucoup misé d’argent sur eux.
Et le disque sera-t-il différent de Twenty One ?
W : Ouais, très différent. Ca sera plus rock. Plus comme ça (il mime un solo de guitare électrique)
Vous allez faire du hard rock...
K : Ouais.
W : C’est pour ça que Blaine ne peut plus parler, il a trop crié. (rires) L’album sera un peu cinématographique. C’est plus grand, plus comme des paysages. Il y aura davantage la notion d’espace. Une sorte de voyage, je pense. Tu vois, des pays comme l’Australie ou le Mexique. Ca sera assez lourd. Pas au sens péjoratif du terme. Plutôt comme, tu vois, être.
Comment sera t-il appelé ?
W : On sait pas. (il prend la bouteille de Bordeaux et lit l’étiquette) Supérieur !
K : Ouais, Supérieur !
W : C’est difficile d’appeler la musique. C’est stupide un peu de lui donner des noms. Je ne sais pas...
K : On n’aime pas trop parler de la musique.
Et l’album sortira quand ?
K : Mai.
W : On espère. Avant il y aura un single. Mais on le cherche encore. Le premier single. Il faut qu’on l’aie pour que l’album sorte...
Et l’amour ne sera pas le sujet majeur de cet album, comme il l’a été pour Twenty One ?
W : L’amour est encore un sujet, mais ce n’est pas évoqué d’une façon aussi explicite. Notre dernier album parlait beaucoup d’amour, "Young Love", Ou "Two dors down I think I’m in love" L’amour était un fil conducteur. Maintenant, l’amour est plus en arrière plan. Il est encore là, mais c’est un sous-thème. Il y a cette chanson appelée "Lorna Doone", qui est basée sur l’histoire de Lorna Doone. Vous connaissez Lorna Doone ? C’est l’histoire d’une femme au XVIIè siècle, elle tombe amoureuse de ce gars, alors elle s’échappe de sa maison... Et la chanson "Lorna Doone" est basée sur ça. Ce n’est pas forcément une chanson d’amour. Dans le dernier album, l’amour était au premier plan, maintenant, c’est une perspective différente.



Vos chansons ont donc changé depuis Twenty One, et vous, en tant que personnes, vous avez changé ?
K : Ouais.
W : Maintenant je ne confonds plus Grenoble et Tchernobyl.
K : Kai dort plus.
W : On a grandi.

Vous avez donné des concerts à Berlin sous le pseudonyme de Crystal Wolf Hunters, ou Fighters, qui a eu cette idée ?
W : Beaucoup de nos musiciens préférés ont une relation particulière avec Berlin.
K : The Birthday Party...
W : Donc on se disait qu’en tant que groupe, on devait y aller. Et après le deuxième album, on avait huit nouvelles chansons, donc on a été à Berlin, on a changé nos noms, on était comme masqués. Comme on n’était pas sous notre vrai nom, nous pouvions faire ce que nous voulions, c’était ça l’idée.
Et les Berlinois vous ont quand même reconnus ?
W : Je pense que certains nous ont reconnu.
K : On faisait des reprises de nos propres chansons, on reprenait les Mystery Jets... Mais en même temps on jouait vraiment dans de petits pubs. Le dernier jour, tous nos amis sont venus.
W : C’était vraiment sympa de faire ça.

Ca fait quoi de tourner avec les Arctic Monkeys ? Vous les connaissiez avant ?
K : Ouais.
W : On les a rencontrés quand ils ont sorti leur premier album, ça devait être en 2006. Vous connaissez le NME tour ? On l’a fait ensemble, avec aussi Maximo Park et We Are Scientists. On s’est rencontrés là bas. Ce sont vraiment des gens biens. Et ils ont vraiment le sens de la musique. C’est vraiment des supers mecs. C’est cool de tourner avec eux.

Quand vous jouez en France, c’est toujours ou presque pour faire la première partie d’un gros groupe. Est-ce que vous allez faire une tournée où vous serez les têtes d’affiche et jouerez dans des clubs ?
W : Ouais. On a eu une idée. Vous connaissez les Maccabees ? Vous les aimez ?
Oui.
W : Bien ! On pense faire une tournée ensemble en Europe. Donc on jouerait dans des pays comme la France, l’Allemagne, mais aussi j’aimerais bien faire la Pologne, la Hongrie, l’Ukraine, la Roumanie, la Transylvanie...
K : Les Editors ont joué en Europe de l’Est, et ils ont dit qu’il y avait un bon public. Oh, et la Russie...
Donc vous retournerez en France.
W : C’est sûr. On aime la France.

Quel est le pire concert que vous ayez joué ?
(ils réfléchissent)
K : Pire concert... On en a joué un il y a des années, tu sais, Patrick Wolf.
W : Oh ouais ! On faisait un concert dans l’East End, et il y avait Patrick Wolf dans le public. Et il était complètement bourré. Et à un moment il est monté sur scène, a pris mon micro et a chanté. Et il était vraiment vraiment bourré. Et tout le monde le connaissait. On ne savait pas trop quoi faire. Il chantait...
K : Non, il criait.

Si vous étiez une femme célèbre, qui seriez vous ?
W : Mona Lisa ?
K : Beth Ditto ? C’en est une bonne.
W : Oh ! Carla Bruni ! (il prononce Brounaï) (rires)

Si vous n’étiez pas les Mystery Jets, que feriez vous de votre vie ?
W : Je suppose que j’étudierais. J’ai un peu étudié avant de faire les Mystery Jets donc... Oh, Kapil avait un super job, il bossait dans un magasin de vêtements.
K : Non ! C’est sûrement les pires années de ma vie !
W : Il ment, il adorait ça !
K : Non !
W : Il adorait. "Oh ! Laissez moi prendre vos mesures !" (il mime)
K : C’était terrible. Rien ne se passait. Heureusement qu’il y a eu le groupe.
W : Faire les vêtements c’était son premier choix, le groupe n’arrivait qu’en deuxième position. C’était ton plus grand rêve, de devenir gérant d’une boutique. Et puis tu pouvais regarder dans les cabines d’essayage.
Et quand vous étiez petits, que rêviez-vous de faire ?
W : Blaine voulait être un astronaute. Il voulait être comme dans Armageddon. On a vu le film.
K : Tu as pleuré à la fin ?
W : Non.
K : Moi j’ai pleuré.
W : Je trouvais que c’était un bon film. Mais Blaine voulait vraiment être un putain d’astronaute. Il le pensait vraiment. Je lui disais on fait un groupe mec, et lui disait "Non, je veux être astronaute". Il était vraiment sérieux. Pour s’entraîner, il marchait comme ça (il mime la démarche d’un astronaute sur la lune).

Vous auriez des endroits cools à Londres à nous conseiller ?
W : Tu veux dire, pour boire ? Il y a un super pub où vous devriez aller, ça s’appelle le Stags Head. C’est à Dalston, tu connais Dalston ? Donc tu prends la rue principale de Shoreditch, toute cette longue route, et à la fin, il y a une station. Entre Shoreditch et cette station, il y a un bar, qui s’appelle The Russian, et qui est bien aussi, et une rue après ce bar, il y a le Stags Head.

Vous connaissez des groupes français ?
Blaine (chant, claviers, percussions) : (criant, derrière nous) The Dodoz !
On les as interviewé il y a deux semaines et ils nous ont parlé de vous.
B : Yep. On les voit demain.
Et Jules a dit que tu étais très sympa.
W : Il a menti !
B : Je les aime beaucoup. Écoutez leur musique, ils sont fantastiques.

Notre fanzine s’appelle TEA, est-ce que vous aimer le thé ?
W : J’adore ça, j’adore vraiment ça.
K : Tu as déjà bu du thé indien ?
Oui.
K : (ses yeux s’illuminent) Vraiment ? Où ça ? Tu as aimé ? C’est vraiment fort hein ?
W : Moi j’aime le redbush. Il y a du paprika.
(S’ensuit une conversation enflammée sur le thé où ils parlent d’une dizaine de variétés différentes avec passion)
Wow, vous êtes des spécialistes.

Et pour ce qui est d’une blague, ils n’en ont pas et nous autorisent donc à écrire sur TEA que les Mystery Jets ne sont pas drôles. Ensuite, nous examinons avec attention l’étrange mixture que Blaine se fait.
Puis leur demandons s’ils ont ou vont visiter Bordeaux "Oui, nous sommes déjà allés à la boulangerie". On termine en leur demandant quel album vont ils jouer le plus le soir au concert. Aucune du premier album.

Vous n’aimez plus votre premier album ?
Les deux (en hochant la tête) : non.
K : C’est de la merde. Ca fait longtemps qu’on l’a fait. On ne l’aime plus du tout.
W : Ouais, c’est vraiment de la merde.

Half in love with the Mystery Jets ? Plus qu'half même.
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Re: Interviews 2010

Message  MathildeEdith le Jeu 18 Nov - 14:30

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Re: Interviews 2010

Message  Lysana le Jeu 18 Nov - 20:38

Dans ce "The Fly Magazine". Magazine anglais distribué gratuitement :
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Re: Interviews 2010

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